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Rétrospective du grand Richard Avedon au Jeu de Paume
On l'attendait avec impatience et la voici, la grande rétrospective du maitre du Noir et Blanc : Richard Avedon. Disparu en 2004, Avedon n'avait jamais eu de rétrospective en France, il était temps.
Ses images sont caractéristiques. Du noir et blanc, un grain très fin et des personnages, si naturels, tellement réels dans leur entité et dans leur chair face au photographe. Et ce petit liseret noir, toujours. Devant l'objectif d'Avedon sont passés les incognito, les stars (Marylin, Bacon, Capote), la famille (voir la touchante série avec son père).
Il a aussi effectué un travail sur les gens de l'Ouest de 79 à 84 assez incroyable. "Toutes les photos de cette série ont été prises à la lumière du jour, en extérieur, en recherchant une ombre, sur un simple fond en papier blanc accroché au flanc d’un camion.
Il en résulte des clichés sans concession" affirme Marta Gili dans la préface du catalogue). Cette série, qui n'a pas pris une ride comme le reste de son travail, est visible également au Jeu de Paume.
Bref, ces photographies incroyables seront enfin visibles en grand format.
Il faut y aller car on n'a pas rendez-vous avec un maître tous les jours...
Richard Avedon au Jeu de Paume
du 01 juillet au 28 septembre 2008
Jeu de Paume / Site Concorde
1 place de la Concorde
75008 Paris
Mardi de 12h à 21h
Du mercredi au vendredi de 12h à19h / Samedi et Dimanche de 10h à 19h / Fermeture le lundi
Ci-contre : Sandra Bennett, 12 ans
Rocky Ford, Colorado, 23 août 1980. Photographie extraite de la série In the American West
Richard Avedon
© 2008 the Richard Avedon Foundation
On en parle dans la presse :
Hors-série Télérama
Na ratez surtout pas ce Hors-série édité par le magazine Télérama ! Une interview d'Avedon par Isabelle Wisniak (fondatrice du célèbre magazine "Egoïste", des textes sur des thèmes chers à l'artiste (le portrait, la mort, la mode...) et des témoignages de photographes contemporains et des plus célèbres modèles. Et beaucoup de reproductions de qualité...
100 pages
8,90 euros
Connaissance des Arts Photo 16
Toute l'actualité photo de l'été et aussi un magnifique article de Alain Dister (disparu hélas le 2 juillet dernier) sur Richard Avedon intitulé "L'essentiel du regard".
116 pages
9,00 euros.
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Un film d'animation (d)étonnant : Valse avec Bachir
Valse avec Bachir aborde un sujet difficile, l'action se déroulant à Beyrouth, en septembre 1982, pendant le massacre perpétré par les chrétiens phalangistes dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila. Son intérêt réside dans le fait qu'il propose une réfelxion sur la guerre et son souvenir traumatique à travers le biais de l'animation : le film mélange animation Flash, d'animation classique et de 3D.. Idée judicieuse, les flash backs, de ce fait, donnent une autre ampleur à l'histoire et aux scènes de souvenir. Ce souvenir est stylisé et il y a de véritables trouvailles visuelles qui sont loin de desservir l'histoire.
Injustement non récompensé lors du dernier Festival de Cannes, le film mérite sa Palme du succès public...
Valse avec Bachir (Waltz with Bashir)
Date de sortie : 25 Juin 2008
Film français, allemand, israélien réalisé par Ari Folman
Avec Ari Folman, Ori Sivan, Ronny Dayag
Durée : 1h 27min
Site officiel du film
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Be a legend
À la fois foire, biennale, exposition, catalogue, bottin, le nouveau Charley (n° 05) concocté par Maurizio Cattelan, Massimiliano Gioni et Ali Subotnick est une mine d’images, d’oeuvres (400 pour ce numéro), de découvertes.
Explorateur infatigable, oeil à l’affût évitant soigneusement les sentiers battus, Maurizio Cattelan ravit une nouvelle fois par ses choix en haute teneur en qualité et en générosité.
Les artistes réunis, très jeunes, ou très morts, sont des « artistes "cultes" ou mal connus, marginaux, solitaires ou oubliés, en dépit de leur travail visionnaire ».
Fort heureusement, l’oubli est réparé, le lecteur va de découverte en découverte, reconnaissant ici une œuvre jugée classique un temps avant d’être broyée par le marché de l’art, découvrant là un artiste dont on se demande comment il a pu jusqu’alors passer inaperçu.
C’est là tout le vertige de cette publication qui place sous nos yeux une multiplicité d’œuvres
quasi ignorées par les réseaux classiques et autoritaires, et donc par le public.
Se posent alors les questions des choix établis, de la notoriété, de la médiatisation : sur quels critères, selon quelle logique, sous quelle pression ?
La création est partout, qualité et sensations crépitent à la surface du globe et Charley nous convie à un festin riche en nouvelles saveurs.
Charley 05
Les presses du réel
Maurizio Cattelan
édition anglaise
544 pages (442 ill. coul. et n&b)
38 €
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Images de mode pour les Transphotographiques 2008
Les Transphotographiques lilloises amènent cette année un avant-goût de l'image de mode déjà au programme de la prochaine édition arlésienne...
Pourquoi pas ? Ne sont pas en reste les images dites "nouvelles" avec les troublants portraits retouchés de Tereza Vlckova et une rétrospective du Prix Arcimboldo. Il est intéressant de constater, à la vision de tous les lauréats de ce prix - qui a pour vocation de distinguer la photographie numérique - que cette imagerie est en pleine ascension, et comme aussi, elle vieillit assez vite. Le numérique est après tout lui-même une histoire de mode...
On y voit aussi de grands noms : une rétrospective des inédits de Jean-Loup Sieff ou la série de mode pour le "New York Times". de Joel Peter Witkin. Mais le festival n'oublie pas la nouvelle garde de photographes de mode avec une sélection intéressante des anciens modèles devenues artistes, voir l'espace "Réflecteur/
Le sujet devient auteur d'image" au Tri Postal par exemple. La série de Julien Claessens est aussi un des points forts du Tri Postal, ce jeune photographe a eu le recul qu'il faut pour sa vision du backstage et la facture des tirages est époustouflante.
Le sujet "en trop" est probablement celui de Karl Lagerfeld, justement parrain du Festival cette année, avec un travail sur un modèle unique, un jeune mannequin qu'il a photographié des années durant avant qu'il ne soit star des défilés. Et là, la surabondance d'images frise la nausée. Certes, ce jeune homme est photogénique à souhait mais ces images à la Bruce Weber sont quelques peu lassantes par la fascination, manifeste qu'elles ont insufflé au fameux créateur de mode.
Les Transphotographiques de Lille, édition 2008
Jusqu'au 29 juin
Voir programme complet et lieux d'exposition sur
le site Officiel des Transphotographiques
Image ci-contre : Hannelore Knuts chez Galerie Bailly Contemporain, de la série "Réflecteur/le sujet devient auteur d'image"
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À bonne distance : Alec Soth au Jeu de Paume
Issu de l'agence Magnum, ce jeune photographe propose des séries d'images dotées d'une lumière qu'on dirait translucide et même palpable, tel un rêvé éveillé. Une histoire le plus souvent hors champ et une distance instaurée avec les gens photographiés assez bluffante, car l'artiste se retient d'être envahissant sans être trop détaché...
Dans ce travail, on n'est pas dans le reportage ni dans la photo purement plasticienne. Ces images racontent simplement des rencontres avec des paysages et des gens. Il y a du Kerouac dans l'air, du Robert Frank mais remis au goût du jour car la vision de Soth est résolument moderne...
D'autre part, le photographe explique que lorsqu'il demande à un passant de poser pour lui, celui-ci de s'étonner «Pourquoi moi ?», réponse difficile, aussi difficile, dit-il, que d'expliquer une attirance sexuelle par exemple...
Vaste question sur le rapport sujet-photographe ! Mais aussi une métaphore de la vie, de nos attirances, de nos envies et de la curiosités en général.
Un photographe beaucoup plus complexe qu'il n'y parait...
Alec Soth La distance entre nous
Jeu de Paume / Site Concorde
1 place de la Concorde
75008 Paris
Mardi de 12h à 21h
Du mercredi au vendredi de 12h à19h
Samedi et Dimanche de 10h à 19h
Fermeture le lundi
© Alec Soth / Magnum Photos
Melissa
2005
série Niagara, 2004-2005
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La Fulgurance vue par Rodolf Hervé
Fulgurance parce qu'il faut faire vite. Une vie trop brève, celle de Rodolf Hervé, emporté en plein essor créatif par la maladie. Un Polaroid et hop, le résultat était là. Nerveux, dillaté, décomposé. Le pola scanné est le résultat par le biais d'une série remarquable, quelques années après, dans le bel espace de la Ville Ouverte du 10e arrondissement.
Cette série de photos de Rodolf Hervé - fils de Lucien - a été réalisée entre 1986 et 1993. C'est le monde de la nuit, les gens n'ont plus de traits : plusieurs visages en forment un seul sous la forme de trainées de lumière... Des filtres reproduisant l'image plusieurs fois sur un même tirage. Tout est demesuré, démultiplié. Le style d'Hervé n'a pas vieilli. Proche de la frontalité d'un Anders Petersen. On le sentait habité, à vif, attiré par le monde de la nuit tel un papillon, quitte à nous brûler les ailes avec ses protagonistes. L'ombre de Francis Bacon plane sur cette exposition. Avec brio, avec fulgurance.
Un artiste à découvrir de toute urgence.
Jusqu'au 5 juin 2008
Ville Ouverte / Les Douches la Galerie
5 rue Legouvé
75010 PARIS
Du lundi au vendredi de 12h à 18h30
Le samedi de 14h à 18h
Egalement disponible, le livre Fulgurances aux éditions Ville Ouverte
96 pages
Prix : 25 euros
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«Prenez soin de vous» de Sophie Calle à la BnF
JOURNALISTE ET PHOTOGRAPHE. Sandrine Derym.
Ainsi, voici la lettre qui a tout déclenché. Un homme explique par mail à une femme, alias l'artiste Sophie Calle, qu'ils ne peuvent plus continuer cette relation pour X et X raisons et de conclure la missive par cette phrase tranchante «Prenez soin de vous».
Par cet acte, cet homme ne savait manifestement pas ce qu'il faisait et dans quel jeu il entrait... Plus d'une centaine de femmes, connues ou pas, et de professions diffèrentes vont décortiquer, analyser, lire à voix haute, jouer cette lettre selon leur savoir-faire et leur vision. Et Sophie Calle d'aller mieux grâce à ses entraides à multiples facettes.
Le fait d'avoir déplacé l'exposition à l'origine à la Biennale de Venise dans la salle Labrouste de la BnF est une géniale idée du commissaire Daniel Buren. Les diffèrentes vidéos, photographies et livrets prennent ainsi une autre dimension dans ce lieu de recherche et de concentration. Ce lieu magnifique est soudain habité par les sons, les images... Les lutrins accueillent tous les textes de l'exposition, au lecteur de les lire en paix.
On rit, on s'interroge, on jubile, on admire dans ce lieu devenu aussi sanctuaire d'un homme comme pris au piège dans la toile de toutes ces femmes savantes.
Prenez soin de vous par Sophie Calle
BnF, site Richelieu / Salle Labrouste
58, rue de Richelieu
75002 PARIS
Les mardi, mercredi, vendredi et samedi, de 10h à 20h
Le jeudi, de 10h à 22h
Le dimanche, de 12h à 20h
Fermée le lundi
tarif plein : 7.00 euros
tarif réduit : 5.00 euros
En raison de la forte affluence le week-end, il est conseillé de se renseigner au 01 53 79 87 93 avant de se déplacer.
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Mots et photos par Laetitia Brun, Marion Roux et Bruno Dubreuil
Découvrir ce que l’on sait déjà, voilà ce que propose l’étrange « collection du quotidien » de Laetitia Brun. Ses guides établissent une méthode à suivre pour accomplir les actes les plus anodins et routiniers ; ce que l’artiste appelle la « chose banale ». Se laver, se brosser les dents, se coucher. Des rites disséqués avec une minutie quasi scientifique. En jouant sur un rapport obsessionnel à ce qui l’entoure, Laetitia Brun pousse jusqu’à l’absurde les manies d’une société qui procède à une entreprise de rationalisation systématique : nommer une chose pour mieux la maîtriser.
Nulle définition chez Marion Roux. Textes et images se font écho et forment, à eux deux, un récit autobiographique – évoquant le rapport au temps et aux objets de la photographe. Si bien qu’il est impossible de savoir si ce sont les mots qui éclairent les photos ou bien l’inverse.
En décrivant dans de petits carnets, sans les montrer, les images qui l’ont marqué depuis l’enfance - photographies de famille, souvenirs figés dans l’instant, illustrations de magazine – Bruno Dubrueil signe ce que l’on pourrait appeler des « mémoires visuelles ». Suspendus au plafond, les livrets permettent aux visiteurs de reconstituer mentalement les images qui ont fait le photographe, et l’homme. Le langage se substitue à l’immédiateté des formes et des couleurs, poussant le lecteur à fouiller dans son propre univers. Car, que serait le pouvoir évocateur des mots sans la mémoire de ce que l’on a vu ?
Du 7 au 29 mai 2008
A l’Immixgalerie
116, Quai de Jemmapes
75010 Paris
Entrée libre
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2008 |
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